Ce sera ainsi, et pas autrement

Catégories : Homme soumis, Femdom Domination féminine
il y a 6 heures

À cette époque, je vivais en couple dans une relation D/s. Maîtresse dirigeait notre quotidien et j’avais pleinement accepté ma place de soumis. Je portais mon collier, symbole de mon engagement envers Elle, et ma cage de chasteté faisait partie de notre dynamique. Je m’occupais de la maison, de son confort et de toutes ces petites attentions qui rythmaient notre vie ensemble.

Je savais ce que signifiait être son soumis : être attentif à ses besoins, anticiper ses demandes, prendre soin d’Elle et accepter qu’Elle dirige notre vie selon les règles que nous avions établies. J’aimais lui faire plaisir, la servir et sentir que ma place auprès d’Elle avait un sens.

Je me souviens particulièrement de ce vendredi où Maîtresse m’annonça qu’Elle partait pour le week-end.

— Mon soumis, viens ici. Je veux que tu me prépares ma valise.

Je la rejoignis aussitôt.

— Tu vas prendre deux tenues, mes chaussures noires, ma trousse de toilette et mes dessous. Et surtout, tu n’oublies pas ma belle robe rouge.

Je savais immédiatement de quelle robe Elle parlait. Je la lui avais offerte pour la Saint-Valentin. J’avais choisi ce vêtement avec soin, en imaginant le plaisir qu’Elle aurait à le porter. Je me souvenais encore de son sourire lorsqu’Elle avait découvert son cadeau.

— Oui, Maîtresse. Je vais la préparer.

— Tu la plies soigneusement. Je ne veux surtout pas qu’elle soit froissée. Et vérifie que tu n’as rien oublié.

Je préparai sa valise avec application. Je disposai les vêtements, rangeai les chaussures et plaçai la robe au-dessus des autres affaires afin qu’elle ne soit pas abîmée. Je vérifiai ensuite le contenu, comme Elle me l’avait demandé.

Maîtresse vint inspecter mon travail.

— C’est bien. Tu vois, quand tu prends le temps de faire les choses correctement, tu peux être un soumis tout à fait satisfaisant.

Ces quelques mots me firent plaisir. J’aimais recevoir son approbation, même pour les tâches les plus ordinaires.

Lorsqu’Elle fut prête, je pris la valise et la portai jusqu’à sa voiture. Je la déposai dans le coffre, vérifiai qu’elle était bien installée, puis revins auprès d’Elle.

Maîtresse ajusta mon collier du bout des doigts.

— Tu vas être sage pendant mon absence. Je veux retrouver une maison impeccable à mon retour. Tu t’occuperas du ménage, du linge et de tout ce qui doit être fait. Est-ce bien compris ?

— Oui, Maîtresse.

Elle caressa ma cage de chasteté.

— Et tu n’oublieras pas ta place pendant que je serai absente.

— Non, Maîtresse.

Elle me donna un dernier regard, puis monta dans sa voiture et partit.

Je la regardai s’éloigner sans éprouver la moindre inquiétude particulière. Je pensais simplement qu’Elle allait profiter d’un week-end pour se détendre. Je n’imaginais absolument pas ce qu’Elle allait m’annoncer à son retour.

Le week-end me parut long. Je m’occupai de la maison, du ménage et du linge. Je préparai le repas du dimanche soir et veillai à ce que tout soit en ordre. De temps en temps, je pensais à Maîtresse et me demandais comment se déroulait son séjour.

Je n’avais aucune raison de soupçonner quoi que ce soit. Je lui faisais confiance et j’attendais simplement de la retrouver.

Puis le dimanche soir, j’entendis enfin sa voiture se garer.

Je sortis aussitôt pour l’accueillir. Je récupérai ses affaires et portai sa valise jusqu’à la maison.

— Bonsoir, Maîtresse. Vous avez passé un bon week-end ?

Elle retira son manteau avec un sourire satisfait.

— Oh oui, mon soumis. Un excellent week-end, même !

Elle me tendit sa valise.

— Allez, au travail. Tu ranges mes affaires dans la chambre, tu remets mes vêtements dans la penderie et tu t’occupes de mes dessous. Tu les laves à la main, comme d’habitude. Je veux que tout soit propre et rangé avant le dîner.

— Bien, Maîtresse.

Je pris la valise et montai dans la chambre. Je commençai à sortir les vêtements, à les plier et à les ranger soigneusement. Lorsque je retrouvai la robe rouge de la Saint-Valentin, je la dépliai avec précaution.

Je la tenais entre mes mains lorsque la voix de Maîtresse retentit derrière moi.

— Au fait, mon soumis… J’ai quelque chose à te raconter.

Je me retournai.

Elle s’appuya contre l’encadrement de la porte, l’air amusé.

— Mon amant a beaucoup aimé la robe que tu m’as offerte !

Je restai immobile, la robe toujours entre les mains.

— Votre amant, Maîtresse ?

Elle éclata d’un petit rire.

— Oui, mon amant ! J’ai passé tout le week-end avec lui.

Je la regardai, complètement déconcerté. Jusqu’à cet instant, je n’avais même pas imaginé qu’un autre homme puisse être impliqué dans son absence.

— Vous avez passé tout le week-end avec un homme ?

— Exactement. Et tu sais ce qu’il a préféré ? Ta fameuse robe rouge. Il l’a trouvée magnifique. Il a même beaucoup aimé me l’enlever… Hihihi !

Elle riait, visiblement amusée par ma réaction.

Je baissai les yeux vers la robe. Ce cadeau, que j’avais choisi avec amour pour la Saint-Valentin, avait été porté par Maîtresse devant un autre homme. Et cet homme avait pris plaisir à le lui retirer.

Je ne savais pas quoi répondre. J’essayais de comprendre ce que j’entendais, tout en ressentant cette étrange sensation de découvrir une partie de la vie de Maîtresse dont j’ignorais jusque-là l’existence.

Elle remarqua mon silence.

— Eh bien, mon soumis ? Tu as perdu ta langue ?

— Je… je ne savais pas que vous aviez un amant, Maîtresse.

— Maintenant, tu le sais.

Elle désigna la valise d’un geste autoritaire.

— Et ce n’est pas une raison pour laisser mes affaires en désordre. Je t’ai donné des instructions. Tu termines de ranger mes vêtements, puis tu laves mes dessous à la main. Comme d’habitude. Je ne veux pas avoir à te le rappeler une seconde fois.

— Oui, Maîtresse.

— Alors, au travail.

Je repris immédiatement le rangement. Je pliai soigneusement la robe, la remis à sa place et rangeai les autres vêtements. Puis je rassemblai le linge destiné au lavage à la main.

Pendant que je m’appliquais à cette tâche habituelle, les paroles de Maîtresse tournaient dans ma tête. Elle venait de m’annoncer, presque avec légèreté, qu’elle avait passé deux jours avec son amant. Et elle semblait trouver particulièrement amusant que cet homme ait apprécié un cadeau que je lui avais offert.

Je terminai le rangement, puis revins dans le salon.

Maîtresse était installée dans son fauteuil.

— À genoux, mon soumis.

Je m’agenouillai devant Elle, les mains posées sur mes cuisses. Elle prit la laisse attachée à mon collier et la garda dans sa main.

— Maintenant, tu vas m’écouter attentivement. Je vais être très claire avec toi.

Je relevai les yeux.

— J’ai un amant. J’ai choisi de passer ce week-end avec lui et je compte continuer à le voir. Je ne t’en avais pas parlé jusqu’à présent, mais je ne veux pas que tu imagines que les choses vont changer parce que tu viens de l’apprendre.

Je restai silencieux.

Elle poursuivit d’un ton ferme :

— Tu es mon compagnon et mon soumis. Tu partages ma vie, tu prends soin de moi et tu connais les responsabilités que tu assumes dans notre couple. Mais tu n’es pas celui qui décide de mes relations. Je ne vais pas te demander la permission de vivre ma vie comme je l’entends.

Elle marqua une pause, puis son expression s’adoucit légèrement.

Elle posa deux doigts sous mon menton et m’obligea doucement à relever la tête.

— Ecoute moi bien, mon soumis. Tu es mon soumis, et tu n’as pas à être jaloux de mon amant.

Je restai silencieux, cherchant à comprendre ce qu’Elle voulait me faire entendre.

— Je vis avec toi. C’est avec toi que je partage mon quotidien, c’est auprès de toi que je rentre le soir. Je t’aime, mon soumis, et je tiens énormément à toi. Tu m’apportes beaucoup dans ma vie, bien plus que tu ne l’imagines parfois.

Elle marqua une pause, puis reprit d’une voix ferme, mais plus tendre :

— Ce que je partage avec mon amant ne remet pas en question ce que je ressens pour toi. Tu as ta place auprès de moi, une place que je ne veux pas perdre. Tu es mon compagnon, mon soumis, celui qui prend soin de moi et avec qui j’ai construit notre vie.

Elle tira légèrement sur la laisse fixée à mon collier pour attirer mon attention.

— Alors, ne confonds pas les choses. Je peux avoir du plaisir avec un autre homme et continuer à t’aimer. Je peux profiter d’un week-end avec lui et être heureuse de rentrer auprès de toi. Ce n’est pas parce que je partage certains moments avec un autre que tu comptes moins pour moi.

— Oui, Maîtresse, répondis-je doucement.

— Je veux que tu comprennes et que tu acceptes ma façon de vivre notre relation. Je ne te demande pas de prendre la place de mon amant, pas plus que je ne lui demande de prendre la tienne. Chacun a sa place dans ma vie. Et la tienne est importante.

Elle caressa brièvement mon collier.

— Je sais que tu peux être surpris et que tu as peut-être besoin de temps pour assimiler tout cela. Mais je veux que tu me fasses confiance. Je tiens à toi, je t’aime et je ne veux pas que tu doutes de ce que nous partageons.

Je sentis quelque chose se détendre en moi. La surprise était toujours présente, tout comme les questions qui se bousculaient dans ma tête, mais ses paroles me rassuraient.

Elle reprit alors son ton directif habituel.

— Bien. Maintenant, relève toi. Tu vas terminer ce que je t’ai demandé, tu me prépareras ma tisane et tu viendras t’installer près de moi. Je veux passer ma soirée avec mon compagnon. Est-ce compris ?

— Oui, Maîtresse.

— Alors, exécute.

Je me relevai et obéis.

Ce soir-là, j’avais découvert une réalité que je n’avais jamais imaginée au moment où je préparais sa valise. La robe de la Saint-Valentin, ce cadeau que j’avais choisi avec tant de tendresse, était devenue le symbole inattendu de cette révélation.

Je repensais à son petit rire lorsqu’Elle m’avait annoncé que son amant avait aimé la robe… jusqu’à prendre plaisir à la lui enlever.

Lorsque je revins avec sa tisane, Maîtresse m’indiqua la place à ses pieds. Je m’installai près d’Elle, mon collier toujours autour du cou et ma cage de chasteté rappelant notre dynamique.

Elle posa une main sur mes cheveux.

— Viens là, mon soumis.

Je posai la tête contre ses genoux. Elle caressa doucement mes cheveux tandis que je l’écoutais me raconter quelques moments de son week-end.

J’étais encore partagé entre la surprise et le besoin de comprendre cette nouvelle situation. Mais je repensais aussi à ses paroles : Elle vivait avec moi, Elle m’aimait, Elle tenait à moi et je lui apportais beaucoup.

Avec le recul, je me souviens de ce dimanche comme d’un tournant dans notre histoire. Je pensais avoir simplement préparé une valise pour permettre à Maîtresse de profiter d’un week-end. Je découvrais finalement qu’Elle avait partagé ces deux jours avec un autre homme, sans que je le sache.

Pourtant, après cette révélation, notre quotidien avait repris son cours : ses affaires rangées, son linge lavé à la main, sa tisane préparée et moi, à ma place auprès d’Elle.

Maîtresse avait choisi de poursuivre sa relation avec son amant. Mais Elle m’avait aussi rappelé que j’étais son compagnon, qu’Elle m’aimait et que je comptais profondément dans sa vie. Et c’est avec cette certitude que j’avais appris à regarder notre relation autrement.

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